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Dith Pran (1942-2008) ...
La Déchirure, ou la mémoire d'un génocide ...
Le journaliste cambodgien Dith Pran, rescapé des camps de rééducation des Khmers rouges, est mort à 65 ans aux États-Unis...
Selon son ami et ancien correspondant du New York Times, Sydney Schanberg, il a succombé à un cancer du pancréas...
Dith Pran est avant tout connu du grand public pour La Déchirure (The Killings Fields). Sorti en 1984 et couronné de trois oscars, le film fait le portrait de la tragédie cambodgienne en s'inspirant fortement de sa vie et de celle du journaliste Sydney Schanberg...
De l'enfer au salut
Dith Pran fut à la fois l'interprète et l'assistant du correspondant étranger jusqu'à la prise de Phnom Penh par les Khmers rouges, en 1975...
Les deux hommes furent alors arrêtés par les rebelles communistes et condamnés à mort, mais Dith Pran réussit à les faire relâcher, ainsi que deux autres reporters, en les faisant passer pour des journalistes français, et non américains...
Ils trouvèrent alors refuge à l'ambassade de France. Sydney Shanberg réussit finalement à faire sortir du pays la famille de Dith Pran, mais ce dernier fut contraint de rester derrière...
Il fut rapidement déporté vers les camps de rééducation dans la campagne cambodgienne, où il souffrit, comme tous ses compagnons d'infortune, de la faim et de la cruauté de ses geôliers...
Il y survivra en se faisant passer pour un paysan inculte, dans un univers où toute marque de culture chez un individu suscitait la vindicte des Khmers, ne serait-ce que la possession d'une paire de lunettes...
Dith Pran parvint à s'échapper quelque quatre ans plus tard et, évitant les patrouilles communistes, gagna un camp de réfugiés à la frontière thaïlandaise où vint le retrouver Sydney Shanberg, qui avait entre temps multiplié en vain les recherches pour le retrouver...
The killing fields, expression qui devint plus tard le titre d'un film, a été inventée par Dith Pran pour décrire sa fuite parmi des champs jonchés de cadavres...
Quelque deux millions de personnes ont trouvé la mort sous le régime communiste des Khmers rouges, qui a fait régner la terreur entre 1975 et 1979 au Cambodge en tentant d'imposer une utopie agraire insensée...
Son père, ses trois frères et une soeur furent au nombre des victimes...
Sydney Schanberg a obtenu le Prix Pulitzer en 1976 pour sa couverture du conflit...
Installé aux États-Unis, réunis avec sa famille, Dith Pran devient à partie de 1980 photojournaliste au New York Times...
En 1985, il a été nommé ambassadeur de bonne volonté par le haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR)...
Il écrira et témoignera à de nombreuses occasions de la réalité cambodgienne sous les Khmers rouges, et créera une association dédiée à la sensibilisation des jeunes générations au génocide cambodgien...
source ... ... merci ...
Le ministère de l'éducation nationale pourrait mettre ça au programme des lycéens ...
Au moins les camarades seraient au courant ! ...
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