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Non, les corniauds, les cocus, ce sera ma génération, une fois de plus, à qui on reprochera encore d'être trop nombreuse -- comme si c'était de notre fait ! Le chômage est monté quand les baby-boomers sont arrivés sur le marché du travail : merci, ô Giscard, d'avoir juste choisi ce moment là pour augmenter encore la population active (?) en France. Comme par hasard, c'est juste après cette montée en population, regroupement familial et générosité oblige, que les industriels qui en avaient figé les brevets pendant 10 ou 20 ans ont libéré tout ce qui ressemblait à l'automation. C'est quand nous arrivons à la retraite qu'on se rend compte que le système ne peut pas marcher, comme si on ne le savait pas, encore une fois, dès la fin des années 40 ! Quant à nos enfants, ils auront une retraite car on les aura briefés, et comment !, pour qu'ils adhèrent très jeunes à des mutuelles et autres fonds de pension... Ah les fonds de pension, le meilleur outil spéculatif depuis la crise de 29 ! Mais pour que ce soit juteux, pour qu'ils créent et alimentent toutes les bulles financières, il ne faut pas qu'il y ait trop de cotisants et surtout pas trop de bénéficiaires, donc on ne l'a surtout pas proposé à ma génération ! Par contre, on nous vante l'euthanasie et on monte nos gosses contre nous, on attise la grogne habituelle des générations à coups de médias, d'articles, d'émissions. Encore une fois, merci, Giscard, merci, Attali, merci même Jacques Delors...
Mais des gens comme moi, ce sont des teigneux qui ne veulent pas crever. Vous aurez du fil à retordre, messieurs les planificateurs cachés. |
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