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| Quote: | Fonction publique : réduction d’effectifs
Le ministre de la Fonction publique Eric Woerth juge qu’« il n’y a pas de raison de reculer », sur la réduction d’effectifs prévue parmi les fonctionnaires, quand « on a la conviction d’agir pour l’intérêt général », dans une interview au Parisien Dimanche.
« Je ne suis pas un père Fouettard, mais il est impératif de diminuer les effectifs de la Fonction publique », ajoute le ministre, qui veut « les réduire doucement, sans brutalité ».
« A partir du moment où on a la conviction qu’on agit pour l’intérêt géneral, il n’y a pas de raison de reculer », explique Eric Woerth, qui estime que « reculer, ce serait faire reculer le pays ». « Tous les pays qui sont parvenus à équilibrer leurs finances publiques, ont réduit le nombre de leur fonctionnaires », souligne-t-il. Le ministre juge qu’il serait « irresponsable » de ne pas saisir l’« opportunité » de la démographie qui « fait que beaucoup partent à la retraite ».
Interrogé sur le service minimum dans l’Education, Eric Woerth déclare que « le droit de grève est un monument de notre démocratie, mais on a quand même le droit de l’organiser ». « La grève oui, mais briser le rythme professionnel de ceux qui ont décidé de travailler, non », ajoute le ministre.
Le gouvernement a programmé 22 900 suppressions de postes de fonctionnaires dans le budget 2008 et 35 000 ont été annoncées pour 2009 en application du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP).
Jeudi, une journée de grève a l’appel de sept syndicats sur huit dans la Fonction publique a mobilisé 24,8% des 2,5 millions agents de l’Etat – y compris ceux de La Poste et France Télécom –, et 15,3% des agents des trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière), selon le ministère. |
Extrait de Présent n°6592, du mercredi 21 mai 2008
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