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11 mai
Les fêtes des apôtres s'échelonnent au cours de l'année. Elles étaient chômées autrefois. Celle de saint Philippe et saint Jacques, autrefois le 1er mai, rappelle la translation solennelle de leurs reliques à Rome dans l'église des saints apôtres qui leur est dédiée. C'est là que se fait la station tous les vendredis des Quatre-Temps et le jeudi de Pâques.
Saints Philippe et Jacques
De saint Philippe, nous ne connaissons avec certitude que les circonstances de sa vocation. Originaire de Bethsaïde, comme Pierre et André, il entendit lui aussi l'appel impérieux du Christ: "Suis-moi." Conquis aussitôt, Philippe commença sur-le-champ à s'acquitter de ses fonctions d'apôtre en allant dire à son ami Nathanaël: "Nous avons rencontré celui dont Moïse et les Prophètes ont parlé." Il semble avoir joui d'une certaine proximité avec Jésus. C'est à lui que Jésus s'adresse au moment de la multiplication des pains, et c'est par lui que passent les Gentils qui veulent parler au Seigneur. C'est lui qui pose une question au Christ, qui répond "Philippe, qui me voit, voit le Père." Suivant d'antiques traditions, il aurait porté l'Evangile en Asie Mineure, en Phrygie, et aurait été martyrisé à Hiérapolis.
Saint Jacques le Mineur, pour le distinguer du frère de Jean, était cousin de Notre-Seigneur, et originaire de Cana en Galilée. Après la Pentecôte, il fut choisi comme premier évêque de Jérusalem, et son influence fut très grande dans les premières années de l'Eglise. C'est de lui que saint Paul a dit "Je ne vis aucun apôtre, si ce n'est Jacques, le frère du Seigneur." En 62, après trente ans d'épiscopat, sommé par le grand prêtre de renier Jésus, il fut précipité du haut du Temple par les Juifs, qui l'achevèrent à coup de pierres. Il mourut, comme le Christ, en priant pour ses bourreaux.
Les noms de saint Philippe et saint Jacques sont inscrits au canon de la messe. |
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