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Lettre récente de l'abbé de Ternay, de l'Institut du Christ-Roi souverain prêtre, que je copie in extenso.
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En un mois, nous avons subi de nombreuses visites importunes ; si nous en avons recensé quatre, il est à craindre qu’elles n’aient été plus nombreuses, mais parfois inefficaces. Les événements de la nuit dernière qui s’additionnent aux visites de la semaine passée sont la principale raison de cette lettre.
Dans la nuit de vendredi à samedi, le secrétariat de la maison a été visité. Inutile de dire que tous les accès étaient fermés. Malheureusement nos bons visiteurs ont emporté de nombreux souvenirs ; ordinateurs portables et matériel informatique, appareils photos numériques, téléphone et matériel de sonorisation de la chapelle. A ce préjudice déjà important vient s’ajouter le vol d’une importante somme d’argent obtenue au fruit de nombreux efforts, et la destruction du coffre sécurisé qui la contenait. Nous estimons ces pertes à un montant de 10 000€.
La nuit dernière, les événements auraient pu tourner au drame ; le Bon Dieu qui n’abandonne jamais ses enfants ne l’a pas permis, son saint Nom soit béni. J’ai été réveillé vers 4h00 du matin par des bruits provenant du secrétariat ; habillé de pied en cap, c'est-à-dire avec ce qui m’est tombé sous la main, robe de chambre et chaussures à boucles, je suis allé au secrétariat. J’ai trouvé là derrière la porte-fenêtre, deux individus qui essayaient de forcer la porte ; ils se sont enfuis tout de suite, et je leur ai donné la chasse à l’extérieur. Peine perdue, vingt minutes après, ils refont surface. Sortant devant la maison, je suis tombé sur l’un d’eux, visiblement surpris de me voir. J’ai pu lui arracher le pied de biche qui lui servait d’arme mais il s’est relevé juste avant que l’abbé Téqui n’arrive et il s’est enfui. L’abbé l’a poursuivi jusqu’au mur de clôture qu’il a passé et derrière lequel son complice l’attendait. Forts du nombre ils se sont alors dirigés vers lui, le plus vieux cherchant quelque chose dans sa poche alors que le second qui avait été poursuivi lui demandait de tirer. L’abbé s’est enfui pour éviter le pire : ce n’était pas le moment de crier au bluff.
Nous nous voyons actuellement dans l’obligation de sécuriser la propriété, en rehaussant les murs de trois mètres, et en installant un peu partout des éclairages extérieurs. La maison a droit elle aussi à son lot de modifications, à commencer par la pose de grilles et de serrures de sécurité sur toutes les ouvertures et l’installation d’une alarme reliée à un poste de télésurveillance. Au Gabon, comme tout ce qui appartient au luxe, cet investissement a un prix sans commune mesure avec ce que l’on peut trouver en Europe ou aux Etats-Unis. En attendant, pour parer au plus pressé et pouvoir à nouveau dormir la nuit, nous sommes obligés de louer les services d’un maître-chien. Nous espérons qu’il se montrera à la hauteur de la tâche.
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Nous pouvons les soutenir par nos prières, et bien sûr par nos dons.
Les chèques sont à adresser (et à l’ordre de)
Jeunes Missionnaires en Afrique
334 rue du Pioch de Boutonnet
34090 Montpellier
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